© B2AI, Maître d’ouvrage : Le Foyer Laekenois
Informations générales du projet
Maître de l’Ouvrage : Le Foyer Laekenois
Programme : Complexe de logements sociaux sur 16 ha
Situation : Avenue de l’Arbre Ballon 5A à 1020 Laeken
Dates : Début de la mission en juin 2022 – Fin de la mission en novembre 2023
Missions de MATRIciel
Mission d’étude du potentiel de déconnexion des sites et de gestion intégrée des eaux pluviales
Description du projet
Mission d’étude du potentiel de déconnexion des sites et de gestion intégrée des eaux pluviales de la cité Modèle à Laeken pour limiter leurs rejets dans le réseau d’égouttage afin de réduire les inondations qui ont lieu en aval.
Contexte
Les collecteurs d’eaux usées du Molenbeek et Clémentine arrivent à saturation lors de fortes pluies, impliquant des inondations sur le territoire de Laeken, en aval du plateau du Heysel. Pour remédier à cette situation, la cellule climat de la Ville de Bruxelles a mis à disposition un budget subsides afin de lancer des études sur le potentiel de déconnexion des toitures et de gestion intégrée d’eaux pluviales de différents sites de la ville. Le complexe de logements sociaux Cité Modèle, est l’un d’entre eux.
La Cité Modèle est composée de 25 bâtiments s’étendant sur un terrain d’environ 16 ha. Le choix architectural de la Cité s’est porté sur des bâtiments élevés et étroits, limitant fortement leur empreinte au sol afin de maximiser les espaces verts au sein du quartier. Ainsi, les espaces verts et les abords partagés représentent presque 90% du site.
De ce fait, malgré une perméabilité moyenne à faible (2,5 à 0,75 mm/h), la réalisation de dispositifs d’infiltration enterrés ou en surface de dimension plus conséquente reste tout à fait envisageable grâce aux nombreux espaces verts disponibles à travers la Cité.
Méthodologie
La première phase de l’étude a consisté à la réalisation d’un diagnostic complet du site, de manière à pouvoir cerner les potentialités et les contraintes qu’offraient le terrain.
La seconde phase a permis d’étayer l’ensemble des solutions permettant de répondre au mieux aux 3 objectifs suivants :
- Objectif 1 : réalisation de dispositifs de temporisation et/ou infiltration dimensionnés sur base des pluies centennales de toutes durées et permettant l’infiltration totale des eaux de ruissellement sur le site
- Objectif 2 : Limitation de l’imperméabilisation du site à un niveau inférieur au taux actuel
- Objectif 3 : Installation de citernes de récupération de l’eau de pluie et/ou de systèmes de recyclage des eaux grises dans le but de diminuer la consommation d’eau de ville
Enfin, la troisième phase de l’étude constitue un descriptif technique de la solution retenue pour chaque surface de récolte considérée.
Résultats
Grâce au bon potentiel du site en termes de compatibilité du sol avec l’infiltration, il est possible d’améliorer très fortement la gestion de l’eau de pluie du site en permettant d’envisager sa déconnexion quasi totale des égouts à long terme (hors eaux usées) et la déconnexion partielle (63 % des surfaces) à court terme.
Pour ce faire, les eaux pluviales des parkings, infrastructures, cheminements piétons et bâtiments peuvent être gérées (dans la mesure du possible) par la création de noues paysagères dans les espaces verts. Lorsque cette solution n’est pas envisageable, des sous-fondations stockantes et toitures végétalisées ont été retenues.
Au global, les mesures à court terme permettent d’éviter le rejet inutile d’environ 31.000 m³ d’eau de pluie propre par an vers le réseau d’égouttage, ce qui permet de décharger la station d’épuration de Bruxelles-Nord autant lors des pluies normales que lors des pluies extrêmes.
Concernant les mesures long terme, celles-ci peuvent être mise en œuvre dans un futur plus lointain et combiné à d’autres travaux de rénovation (par exemple réalisation de sous-fondation stockantes lors de la réfection en profondeur de voiries ou de parkings).
Enfin, la mise en place d’une citerne de récupération de l’eau de pluie pour la nouvelle bibliothèque et Maison de quartier permet de réduire d’environ 300 m³ la consommation moyenne annuelle d’eau de ville, soit 100% des besoins pour les WC de ces bâtiments.